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Citoyen(ne)s du monde

À travers les thèmes retenus dans cette dernière édition : l'apprentissage de la «langue d'accueil», le sport dans le pays d'origine, la pauvreté et le harcèlement, les auteurs ont souhaité aborder ces violences sociales, multiples et prégnantes au quotidien.

Face à ces épreuves, l'attitude que dégagent ces articles est bien celle de l'engagement et de la proposition. L'engagement dans la vie de la cité, en s'interrogeant, naïvement peut-être mais sincérement sûrement, sur ce qui les interpelle, et la proposition d'ouverture clairement formulée dans les conclusions qui bouclent leurs écrits.

Nous voilà bien loin de l'image trop souvent véhiculée, sans vergogne aucune, par de nombreux médias publics et gestionnaires politiques : l'image de groupes d'«arrivants» demandeurs, tendant les deux mains, avides, cherchant à «profiter de manière insatiable des mécanismes d'aides sociales mises en place pour des citoyens honnêtes et travailleurs»... Des discours qui font écho aux thèses les plus abjectes dont l'histoire moderne peut témoigner.

Malheureusement, l'histoire nous rattrape et amplifie les craintes des citoyens. Le lieu du crime est un parc de Bruxelles jouxtant les bureaux de l'Office des étrangers, l'administration gestionnaire des autorisations de séjour et du statut de réfugié dans le Royaume. C'est ainsi qu'à la mi-septembre, en réaction au sinistre destin qui colle aux êtres en détresse, un collectif d'artistes bruxellois a érigé, au coeur du Parc Maximilien, des morceux de bois de récup pour signifier le mot «Welkom». Un terme porteur de valeurs, destiné aux réfugiés, mais visant les instigateurs de la campagne de «nettoyage», «ferme mais humanitaire» du gouvernement.

Alors, ces témoignages qui nous parviennent à travers Village Mondial, expriment, bien heureusement, une vision plus éthique de la solidarité entre toutes et tous. Une idée que partagent concrètement de nombreux citoyens saint-gillois. Ceci étant dit, souhaitons leur bonne lecture.


L'équipe de rédaction
Thierry Van Campenhout – Éditeur responsable